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Justice

Assassinat du colonel Mamadou Ndala : l'ASADHO demande la révision du procès

L'organisation de défense des droits humains estime que la Cour militaire opérationnelle, qui a condamné à mort le présumé commanditaire en 2014, a privé le condamné de son droit de recours.

Par Rédacteur en chef · Rédacteur en chef

· Mis à jour le · 2 min de lecture

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Jean-Claude Katende, président de l'ASADHO, assis et s'exprimant en gesticulant des deux mains lors d'un entretien à Kinshasa
Jean-Claude Katende, président de l'ASADHO, à Kinshasa. Photo d'archives prise le 3 août 2018.© John Bompengo / Radio Okapi

L'Association africaine de défense des droits de l'homme a demandé publiquement, le 20 juillet 2026, la révision du procès du lieutenant-colonel Birotsho Nzanzu Kossi, condamné à mort le 17 novembre 2014 par la Cour militaire opérationnelle du Nord-Kivu comme présumé commanditaire de l'assassinat du colonel Mamadou Ndala.

Le meurtre d'un officier populaire

Le colonel Mamadou Ndala avait été tué le 2 janvier 2014 à Ngadi, près de Beni, alors qu'il préparait des opérations contre les Forces démocratiques alliées. Officier des Forces armées de la République démocratique du Congo, il jouissait d'une forte popularité dans l'est du pays.

Un procès sans appel possible

L'ASADHO soutient que la Cour militaire opérationnelle, qui statuait en premier et dernier ressort, a privé le condamné de son droit de recours garanti par la Constitution.

L'organisation déclare : « La Cour militaire opérationnelle a violé la Constitution en commettant un déni de justice. Elle a privé un citoyen congolais du droit de recours accordé par la Constitution. » Elle demande le réexamen du dossier.

Une question qui dépasse ce dossier

Le grief porte moins sur la culpabilité du condamné que sur la juridiction qui l'a jugé. Les cours militaires opérationnelles jugent en premier et dernier ressort, sans voie de recours.

La question se pose aujourd'hui dans d'autres affaires : trois officiers viennent d'être condamnés à mort à Beni pour désertion, avec appel ouvert cette fois, et onze prévenus comparaissent devant la Haute Cour militaire dans le dossier Tshiwewe.

Sources : 7sur7.cd, Opinion-Info et mediacongo.net.

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