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Politique

La C64 reporte sa marche et donne à Tshisekedi jusqu'au 15 août

La Coalition Article 64 a annoncé le 20 juillet le report de sa marche du 22 juillet, en réponse à l'appel des Églises. Elle exige la convocation officielle d'un dialogue national inclusif au plus tard le 15 août 2026.

Par Rédacteur en chef · Rédacteur en chef

· Mis à jour le · 2 min de lecture

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Les responsables de la Coalition Article 64 assis derrière une table drapée du drapeau congolais, devant une grande banderole blanche portant en lettres rouges « Coalition Article 64 pour la défense de l'ordre constitutionnel » et le logo C64 ; au premier plan, des caméras et des téléphones filment la séance.
Les responsables de la Coalition Article 64 réunis à Kinshasa sous la banderole de la plateforme. Photo d'archives.© Journal de Kinshasa

La Coalition Article 64 a annoncé le lundi 20 juillet 2026 à Kinshasa le report de la marche pacifique qu'elle avait prévue le 22 juillet devant le Palais de la Nation. La décision a été prise à l'issue de deux réunions de sa Conférence des présidents, les 18 et 20 juillet, en réponse à l'appel de la Conférence épiscopale nationale du Congo et de l'Église du Christ au Congo.

Un report, pas un renoncement

Le communiqué qualifie ce report de « geste de responsabilité ». Il précise qu'il ne constitue « ni un renoncement à la défense de l'ordre constitutionnel ni un affaiblissement de sa détermination ». La formule est importante : la coalition suspend un moyen d'action, elle ne retire aucune de ses exigences.

Le texte est signé de Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Jean-Marc Kabund, Augustin Matata Ponyo et Delly Sesanga. Un média congolais mentionne un sixième signataire, Troine Katibi, dont le nom n'apparaît pas dans les autres reprises. N'ayant pas consulté le communiqué original, nous nous en tenons aux cinq noms concordants.

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Une échéance au 15 août

La coalition exige la convocation officielle d'un dialogue national inclusif au plus tard le 15 août 2026. À défaut, elle annonce qu'elle « tirera toutes les conséquences politiques » et appellera à de nouvelles actions citoyennes pacifiques.

Elle maintient par ailleurs son opposition à tout changement constitutionnel touchant aux articles 70 et 220, ceux qui encadrent la durée et la limitation des mandats présidentiels. C'est le point de départ de la crise, et il n'a pas bougé.

Ce que cela change pour le lecteur

Pour un habitant de Kinshasa, la conséquence immédiate est qu'il n'y a pas eu de rassemblement le 22 juillet. La conséquence politique, elle, est le déplacement du calendrier : la crise a désormais une date butoir, et elle tombe dans trois semaines.

Ce que le communiqué ne dit pas, c'est ce que la coalition ferait d'un dialogue effectivement convoqué mais dont elle jugerait le format insuffisant. Ses quatre préalables, dont la libération des prisonniers politiques, n'ont pas été retirés.

Sources : Opinion-Info, Congo Quotidien, Radio Okapi et Koaci.

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