Politique
Dialogue national : une ordonnance présidentielle va en fixer le cadre
Annoncé vendredi par le cardinal Ambongo au nom des chefs religieux reçus par Félix Tshisekedi, le dialogue national doit être encadré par une ordonnance attendue dans les prochains jours, selon le porte-parole du gouvernement. L'opposition n'a pas encore réagi officiellement à cette annonce.
Par Rédacteur en chef · Rédacteur en chef
· Mis à jour le · 2 min de lecture

Le dialogue national annoncé en RDC entre dans sa phase d'organisation. Le porte-parole du gouvernement a annoncé qu'une ordonnance présidentielle en fixera prochainement les modalités, alors que l'opposition n'a pas levé ses conditions.
Une annonce faite par le cardinal Ambongo
L'annonce a été faite le vendredi 17 juillet 2026, au Palais de la Nation à Kinshasa. Reçus en audience par le président Félix Tshisekedi, les responsables des principales confessions religieuses en sont ressortis pour annoncer l'initiative. C'est le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa, qui s'est exprimé en leur nom.
Selon le cardinal, le chef de l'État a annoncé un dialogue national « inclusif, apaisé et résolument républicain », destiné à consolider la cohésion nationale « dans le respect des institutions et de la Constitution ». Cette dernière formule est scrutée de près : c'est précisément une éventuelle révision constitutionnelle qui cristallise l'opposition d'une partie de la classe politique.
Nous nous réjouissons de cette annonce et exprimons notre gratitude au chef de l'État.
Continuer la lecture1 min
Une ordonnance dans les prochains jours
Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a précisé que le cadre du dialogue serait défini par un texte présidentiel. « Le président va prendre dans les prochains jours une ordonnance qui va fixer les modalités et les détails de la manière dont ce dialogue doit être organisé », a-t-il déclaré. Ni la date, ni la liste des participants, ni l'ordre du jour ne sont à ce stade arrêtés publiquement.
L'opposition maintient ses conditions
La coalition Article 64 (C64), qui réunit notamment Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Augustin Matata Ponyo, Delly Sesanga et Jean-Marc Kabund, subordonne sa participation à des préalables : le renoncement public et définitif au projet de révision constitutionnelle, la libération des prisonniers politiques, l'arrêt des poursuites qu'elle juge politiquement motivées et le rétablissement des libertés publiques.
En parallèle, la CENCO et l'ECC ont sollicité, ce vendredi, le report de la marche de la C64 prévue le 22 juillet. Les leaders de l'opposition doivent se prononcer.
Sources : Radio Okapi, Congo Quotidien et Actualité.cd.
À lire aussi
PolitiqueRwanda-RDC : désaccord sur le rapatriement de 39 personnes entre Kigali et la Monusco
Le Rwanda a renvoyé en RDC 39 personnes précédemment rapatriées au Rwanda dans le cadre d'un programme de démobilisation, affirmant qu'elles n'étaient pas des ex-combattants des FDLR, tandis que la Monusco déclare n'avoir joué aucun rôle dans ce transfert, selon des communiqués publiés fin juillet 2
Rédacteur NIE ·
Lire l'article
PolitiqueLubumbashi : la coalition C64 maintient sa marche malgré l'interdiction de la mairie
La coalition C64 maintient sa marche prévue le 15 septembre à Lubumbashi malgré l'interdiction annoncée par la mairie intérimaire Joyce Tunda, qui invoque la préservation de l'ordre public. Les organisateurs dénoncent une décision contraire à la Constitution et affirment avoir informé les autorités
Rédacteur NIE ·
Lire l'article
PolitiqueGabon : 10 choses à savoir sur Guy Rossatanga-Rignault, conseiller de l'ombre d'Oligui Nguema
Guy Rossatanga-Rignault, avocat, enseignant et auteur, est présenté comme un conseiller de l'ombre du président de transition Brice Clotaire Oligui Nguema au Gabon, selon Jeune Afrique, qui souligne son influence discrète mais durable depuis plusieurs décennies auprès des présidents gabonais.
Rédacteur NIE ·
Lire l'article
