Politique
Dialogue national : six jours après l'annonce, l'ordonnance n'est toujours pas signée
Patrick Muyaya avait annoncé le 17 juillet un texte présidentiel « dans les tout prochains jours » pour fixer le cadre du dialogue. Au 23 juillet à la mi-journée, aucune signature n'a été rapportée et rien n'est public sur son contenu.
Par Rédacteur en chef · Rédacteur en chef
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Six jours après l'annonce d'un dialogue national inclusif, le texte censé en fixer le cadre n'existe toujours pas publiquement. Au 23 juillet 2026 à la mi-journée, aucun média congolais ni Radio Okapi n'a rapporté la signature de l'ordonnance présidentielle attendue.
Ce qui avait été annoncé
Le 17 juillet, le porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya avait annoncé que le président Félix Tshisekedi signerait « dans les tout prochains jours » une ordonnance fixant les termes de référence, la méthodologie et les modalités d'organisation du dialogue. L'initiative avait été rendue publique le même jour par le cardinal Fridolin Ambongo, au nom des chefs religieux reçus au Palais de la Nation.
La revue de presse de Radio Okapi du 23 juillet décrit encore le dialogue comme annoncé, avec la CENCO et l'ECC désignées facilitatrices, mais sans texte de convocation.
Une explication qui ne tient plus
Le 18 juillet, un média congolais indiquait, sur la foi de sources internes, que l'ordonnance ne serait pas signée avant le retour du chef de l'État des États-Unis. Cette explication est caduque : le 20 juillet, la présidence a annoncé qu'il renonçait à ce déplacement et restait à Kinshasa.
Depuis le 17 juillet, le gouvernement n'a communiqué aucun calendrier.
Une échéance désormais datée
Ce vide a maintenant un terme. La Coalition Article 64, en reportant sa marche le 20 juillet, a fixé au 15 août la date limite de convocation officielle du dialogue. Au-delà, elle annonce de nouvelles actions.
Autrement dit, l'ordonnance n'est plus seulement un texte administratif attendu : elle est devenue le point de bascule d'un calendrier politique. Nous avons sollicité la cellule de communication de la présidence, le cabinet du porte-parole du gouvernement et le secrétariat de la CENCO pour savoir si un projet circule, et à quelle étape.
Sources : RTNC, Radio Okapi et Congo Quotidien.
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