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Mourinho retrouve ses démons, Flick impose sa patte au Barça
Selon Mundo Deportivo, José Mourinho reprend ses critiques arbitrales après une défaite du Real Madrid face au Betis, pendant qu'Hansi Flick affirme son autorité au FC Barcelone en désignant ses deux premiers capitaines.
Par Rédacteur NIE
· 3 min de lecture

Le « Mou » d'antan refait surface à Madrid
Jusqu'à la veille du match face au Betis, José Mourinho affichait un visage apaisé depuis son retour sur le banc du Real Madrid, note Mundo Deportivo. L'entraîneur portugais avait même pris ses distances avec la thèse de la « Liga Negreira », cette théorie de la corruption arbitrale défendue quotidiennement par la télévision officielle du club madrilène. Mais la défaite concédée face aux Andalous a fait voler en éclats ce profil bas. Selon le quotidien catalan, « la vena » du technicien a commencé à enfler dès le coup de sifflet final.
Mourinho s'est plaint de l'attitude des joueurs du Betis, accusés de savoir « se jeter » au sol, contrairement aux siens qui seraient « purs ». Il a également contesté le carton jaune adressé à Arda Güler, le jugeant exagéré. Pour Mundo Deportivo, ce retour aux doléances arbitrales rappelle le « Mou » de la première époque, celui qui mettait en doute les succès européens du Barça de Lionel Messi en brandissant l'ombre de la corruption sur une liste d'arbitres illustres : Ovrebo, De Bleeckere, Busacca, Stark. Le journal se demande désormais s'il s'agit d'un « brote aislado » (poussée isolée) ou si le Mourinho d'antan est bel et bien de retour.
Flick, l'autorité tranquille à Barcelone
De l'autre côté de la rivalité, Hansi Flick entame sa troisième saison à la tête du FC Barcelone et montre, lui aussi, son « visage le plus réel et authentique », toujours selon Mundo Deportivo. Fort de deux titres de champion d'Espagne consécutifs, l'Allemand a commencé à exiger davantage. Il a obtenu des changements dans la préparation physique du groupe. Il a aussi refusé des joueurs déjà « atados » (ficelés), comme Alessandro Bastoni, signe d'une gestion sportive sans concession.
Sur le plan du vestiaire, Flick a décidé de rompre avec l'usage habituel. Au lieu de laisser l'effectif élire l'intégralité du brassard, il a lui-même désigné les deux premiers capitaines : Raphinha et Pedri. Les trois autres brassards reviendront au vote des joueurs. Pour le quotidien, « ese es el Flick más real » (voici le vrai Flick), un style d'autorité assumée mais bien différent de celui de son homologue madrilène. Mundo Deportivo conclut sobrement : « Por fortuna » (heureusement).
Deux styles, une même exigence
L'article dresse ainsi un parallèle saisissant entre les deux bancs de la Liga. D'un côté, un Mourinho qui, selon la lecture de Mundo Deportivo, replonge dans ses travers polémiques dès l'adversité, ravivant les fantômes d'un passé conflictuel avec l'institution blaugrana. De l'autre, un Flick qui capitalise sur ses succès récents pour durcir le ton en interne, structurer son groupe autour de leaders choisis (Raphinha, Pedri) et verrouiller le recrutement selon ses critères stricts. La source souligne que si l'exigence de résultats est commune, la méthode et la communication divergent radicalement, offrant aux lecteurs catalans une raison supplémentaire de préférer le projet barcelonais.
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