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Politique

Le PPRD pose ses conditions au dialogue et exige dix points de méthode

Le parti de Joseph Kabila demande que dix points soient intégrés à l'ordonnance de convocation. Il exclut de participer à des assises destinées à entériner un changement constitutionnel par référendum.

Par Rédacteur en chef · Rédacteur en chef

· Mis à jour le · 2 min de lecture

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Ferdinand Kambere, secrétaire permanent adjoint du PPRD, parle au micro derrière un pupitre, coiffé d'une casquette blanche siglée P.P.R.D, devant une affiche à l'effigie de Joseph Kabila et une banderole du parti
Ferdinand Kambere, secrétaire permanent adjoint du PPRD, s'exprime lors d'une réunion du parti devant un portrait de Joseph Kabila. Photo d'archives.© MediaCongo Press (MCP)

Le 20 juillet 2026, le secrétaire permanent adjoint du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie, Ferdinand Kambere, a précisé les conditions posées par la formation de Joseph Kabila à sa participation au dialogue national.

Dix points à inscrire dans l'ordonnance

« La solution du dialogue n'est pas le dialogue sans conditions. Les conditions sont importantes pour savoir comment organiser ce dialogue », a déclaré Ferdinand Kambere. Le parti demande que dix points de méthode soient intégrés à l'ordonnance présidentielle de convocation, pour en garantir selon lui la crédibilité et l'inclusivité.

Le contenu détaillé de ces dix points n'a pas été publié et n'est documenté que par un seul groupe de presse. Nous cherchons à nous procurer le document.

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Une ligne rouge sur la Constitution

Le parti exclut catégoriquement de participer à des assises destinées à entériner un changement constitutionnel par référendum. « Si c'est un dialogue où l'on veut formaliser leur projet de changement de Constitution avec un référendum, nous ne sommes pas concernés », a précisé Ferdinand Kambere.

Le PPRD met également en garde contre tout processus qui favoriserait la balkanisation du pays ou légitimerait un troisième mandat.

Deux jours plus tôt, un ton plus dur

Le 18 juillet, le parti avait salué l'initiative du dialogue tout en se disant vigilant. Le même Ferdinand Kambere avait alors dénoncé une « dictature la plus sauvage » et mis en cause la sincérité de l'ouverture présidentielle.

Trois camps, trois lignes

Les positions se dessinent avant même que l'ordonnance de convocation n'existe. Le parti présidentiel affirme que la Constitution sera changée. Le PPRD refuse d'entériner un tel changement. La Coalition Article 64 en fait un préalable à sa participation et a fixé au 15 août la date limite de convocation.

L'ordonnance devra donc arbitrer, ou éluder. Elle n'est toujours pas signée.

Sources : mediacongo.net, Radio Okapi et Actualité.cd.

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