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Justice

Procès Tshiwewe : la défense réclame la liberté provisoire, l'affaire renvoyée

À la troisième audience d'instruction, le 21 juillet, les avocats de l'ancien chef d'état-major général des FARDC ont soulevé plusieurs exceptions de procédure. Onze prévenus comparaissent sous huit chefs d'accusation.

Par Rédacteur en chef · Rédacteur en chef

· Mis à jour le · 1 min de lecture

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Des officiers généraux et supérieurs des FARDC en tenue de camouflage, debout dans la salle d'audience de la Haute Cour militaire, entourés d'avocats en robe noire et d'un public nombreux
Les officiers poursuivis dans l'affaire Tshiwewe à l'ouverture de l'audience de la Haute Cour militaire, à Kinshasa, le 21 juillet 2026.© RTNC (Radio-Télévision nationale congolaise)

La Haute Cour militaire, présidée par le lieutenant-général Joseph Mutombo Katalayi Tiende, a tenu le mardi 21 juillet 2026 sa troisième audience d'instruction dans l'affaire opposant le ministère public au général Christian Tshiwewe et à dix autres prévenus.

Onze prévenus, huit chefs d'accusation

Christian Tshiwewe est l'ancien chef d'état-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo et ancien conseiller militaire du chef de l'État. Il comparaît aux côtés de dix autres personnes : des officiers généraux et supérieurs, ainsi qu'un civil.

Huit chefs d'accusation sont retenus : complot, propagation de faux bruits, apologie du terrorisme, trahison, violation de consignes, désertion à l'étranger, détention illégale d'armes et munitions de guerre, et incitation de militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline.

Les exceptions soulevées par la défense

La défense, coordonnée par Maître Parfait Kanyanga, a sollicité la liberté provisoire et soulevé plusieurs exceptions de procédure : l'absence d'autorisation préalable expresse du président de la République avant l'engagement des poursuites, en invoquant la loi n° 009/2002 ; une détention dépassant le délai de quarante-huit heures ; l'irrégularité de la perquisition au domicile dans le volet relatif aux armes. D'autres prévenus ont soulevé l'incompétence de la Cour.

Présomption d'innocence

Aucun des onze prévenus n'a été jugé. Tous bénéficient de la présomption d'innocence, y compris sur les chefs les plus lourds. Une exception de procédure accueillie ne préjuge de rien sur le fond, pas plus qu'une exception rejetée.

Sources : Radio Okapi et 7sur7.cd.

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