Aller au contenu
Citoyen du Ciel, Media International

Économie

Kamoa-Kakula a produit 64 328 tonnes de cuivre malgré 56 jours d'arrêt de sa fonderie

Ivanhoe Mines a publié le 8 juillet 2026 les volumes du deuxième trimestre du complexe minier de Kamoa-Kakula, dans le Lualaba. La production atteint 64 328 tonnes de cuivre. Deux centrales solaires de 433 MW crête entrent en service. Aucun chiffre de recettes n'est communiqué.

Par Rédacteur en chef · Rédacteur en chef

· Mis à jour le · 3 min de lecture

Partager
Chevalement metallique et batiments industriels de la mine de cuivre de Kamoto, a Kolwezi, le long d une route bordee de voies ferrees.
Photo d archives : le chevalement de la mine de cuivre de Kamoto, a Kolwezi (Lualaba), dans le meme bassin cuprifere que le complexe de Kamoa-Kakula.© Martin Tuchscherer / Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0)

Ivanhoe Mines a publié le 8 juillet 2026 les résultats de production du deuxième trimestre 2026 pour le complexe de Kamoa-Kakula, dans la province du Lualaba. Le complexe a produit 64 328 tonnes de cuivre sur la période. Sur ce total, 61 134 tonnes correspondent au cuivre contenu dans les concentrés sortis des concentrateurs des phases 1, 2 et 3, qui ont traité 2,97 millions de tonnes de minerai.

Une fonderie arrêtée 56 jours sur le trimestre

La fonderie de Kamoa a produit 62 072 tonnes d'anodes pendant le trimestre. Elle a connu un arrêt de 56 jours sur la période. La Lualaba Copper Smelter, de son côté, a produit 2 256 tonnes de blister et a repris ses opérations le 1er juillet, soit après la clôture du trimestre.

Ces interruptions n'ont pas déplacé les stocks. Le communiqué indique que les stocks de cuivre sont restés stables autour de 40 000 tonnes. L'objectif affiché est de les ramener entre 25 000 et 30 000 tonnes à la fin de l'année.

Continuer la lecture2 min

L'extraction doit passer de 6,5 à 8,5 millions de tonnes par an

Le rythme d'extraction doit être porté de 6,5 à 8,5 millions de tonnes par an d'ici la fin du troisième trimestre. La prévision de production pour l'ensemble de 2026 reste inchangée, entre 290 000 et 330 000 tonnes.

Il s'agit d'une fourchette et non d'un engagement chiffré unique. L'écart entre ses deux bornes atteint 40 000 tonnes, soit davantage que la moitié de ce qui a été produit au cours du trimestre écoulé. La marge d'incertitude que se donne l'entreprise sur l'année reste donc large.

433 MW crête de solaire en phase de mise en service

Deux centrales solaires hybrides sont entrées en phase de mise en service. Elles totalisent 433 MW crête et 1 107 MWh de stockage par batteries. Selon le communiqué, elles doivent fournir 60 MW de base en continu au cours du troisième trimestre.

L'écart entre ces deux valeurs mérite d'être lu correctement. Les 433 MW crête décrivent ce que les panneaux produisent dans les meilleures conditions d'ensoleillement. Les 60 MW de base décrivent ce que l'installation doit pouvoir garantir en permanence une fois le stockage par batteries pris en compte. Ce sont deux grandeurs différentes.

Ce que ces volumes ne disent pas au lecteur congolais

Le communiqué porte sur des tonnes, pas sur des recettes. Le chiffre d'affaires et le résultat financier du trimestre ne sont pas encore publiés. Les recettes fiscales et parafiscales que l'État congolais tirera de ces volumes ne sont pas établies. Le montant des royalties versées et la part revenant à la Gécamines ne figurent pas dans le document.

Il n'est pas non plus possible de reconstituer ces revenus en multipliant les tonnes par le cours du cuivre. Les contrats de vente et les décotes appliquées ne sont pas publics. Un calcul de ce type relèverait de la supposition, pas de l'information.

Pour un lecteur de Kinshasa, ce communiqué documente une capacité industrielle en train de monter dans le Lualaba, pas une rentrée budgétaire. Le lien entre les 64 328 tonnes extraites et transformées ce trimestre et ce qui parviendra aux caisses publiques reste, à ce stade, en dehors du document publié le 8 juillet.

Sources : communiqué d'Ivanhoe Mines du 8 juillet 2026, Mining Weekly et Junior Mining Network.

Partager

À lire aussi