Économie
Riz : à Bumba, l’État et PHC lancent un projet qui vise 250 000 tonnes de production en 2030
Le projet Riz Bumba, Loso na Biso a été lancé le 16 juillet à Bumba, dans la Mongala. Porté par le ministère de l’Économie nationale avec un appui du FOREC, il est exécuté par une filiale de PHC. Il vise 250 000 tonnes de riz et 30 000 agriculteurs encadrés d’ici 2030.
Par Rédacteur en chef · Rédacteur en chef
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Le gouvernement congolais a officiellement lancé le 16 juillet 2026, à Bumba, dans la province de la Mongala, un projet rizicole baptisé Riz Bumba, Loso na Biso. Le programme court de 2026 à 2030. Il annonce une production de 250 000 tonnes de riz à son terme et l’encadrement d’environ 30 000 agriculteurs partenaires.
Un montage entre le ministère de l’Économie, le FOREC et une filiale de PHC
Le projet est porté par le ministère de l’Économie nationale. Son financement s’appuie sur le Fonds de régulation économique, le FOREC. Un protocole d’accord entre le FOREC et la Société Rizicole de Bumba avait été signé en juin 2026, soit un mois avant le lancement sur le terrain.
L’exécution revient à cette Société Rizicole de Bumba, la SRB S.A.U., filiale de Plantations et Huileries du Congo (PHC S.A.). Le ministère de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire intervient sur deux volets précis : la certification des semences et l’encadrement technique.
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Trois objectifs chiffrés, et une projection à l’horizon 2030
Le programme affiche trois cibles : 250 000 tonnes de riz produites d’ici 2030, environ 30 000 agriculteurs partenaires encadrés et sept unités de transformation développées. Ces chiffres sont des projections gouvernementales, pas des résultats. Le projet vient d’être lancé et aucun volume produit n’a été communiqué à ce jour.
Monique Gieskes, directrice générale de PHC, s’est exprimée lors du lancement. Selon elle, le projet porte une ambition nationale de renforcer durablement la souveraineté alimentaire de la RDC. Nous ne disposons pas de la transcription intégrale de son intervention et ne pouvons donc pas restituer ses mots exacts.
Ce que le projet ne dit pas encore
Plusieurs éléments manquent pour juger de la faisabilité du programme. Le montant total de l’investissement du FOREC n’est pas public. Le plan de financement pluriannuel non plus.
Les surfaces à emblaver ne sont pas connues. Le calendrier de construction des sept unités de transformation n’a pas été détaillé. Les modalités contractuelles avec les 30 000 agriculteurs partenaires, en particulier l’existence ou non de prix d’achat garantis, ne sont pas établies.
Le volume de riz que la RDC importe aujourd’hui ne figure dans aucun des éléments dont nous disposons. Sans ce point de comparaison, la cible de 250 000 tonnes reste difficile à situer par rapport aux besoins réels du pays.
Ce que cela peut changer pour un ménage de Kinshasa
Le projet est présenté par ses promoteurs comme une contribution à la souveraineté alimentaire du pays, c’est-à-dire à sa capacité de produire lui-même ce qu’il consomme plutôt que de l’importer. Pour un ménage kinois, l’effet éventuel se jouerait sur deux points concrets : le prix du sac de riz au marché et la régularité de l’approvisionnement.
Rien de tel n’est acquis à ce stade. Entre le lancement d’un projet agricole dans la Mongala et l’arrivée de riz congolais sur les étals de Kinshasa, il y a les campagnes de récolte, la transformation et le transport sur le fleuve. Le premier rendez-vous vérifiable sera la production effective des premières campagnes encadrées par la Société Rizicole de Bumba. Citoyen du Ciel les comparera à la trajectoire annoncée.
Sources : Actualite.cd, Radio Okapi, Zoom Eco et Congo Quotidien.
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