Économie
Un studio numérique installé au Québec cible les entrepreneurs et institutions d'Afrique francophone
Eyla Booster, studio établi à Trois-Rivières, vend depuis son site cinq prestations numériques à prix fixe, payables en Mobile Money ou par carte. Son fondateur, le Congolais Angello Luvungu Muhiya, dit viser les entrepreneurs et les institutions d'Afrique francophone.
Par Rédacteur en chef · Rédacteur en chef
· Mis à jour le · 3 min de lecture

Un studio numérique de plus s'adresse au marché africain francophone, avec une particularité : ses prix et ses délais sont affichés publiquement, sans devis préalable. Eyla Booster, établi à Trois-Rivières au Québec, propose depuis son site cinq prestations que le client commande et paie en ligne, sans créer de compte.
Cinq prestations, cinq délais annoncés
Le catalogue va de 30 à 250 dollars américains. Un audit de site est facturé 30 dollars pour un rapport écrit de cinq à huit pages livré sous 48 heures. Une consultation stratégique de 45 minutes en visioconférence coûte 50 dollars, avec un plan d'action écrit remis dans les 24 heures qui suivent l'appel. Une maquette de page d'accueil est vendue 150 dollars pour une livraison sous cinq jours, une page d'atterrissage mise en ligne 250 dollars sous 72 heures, et une formation collective de deux heures 40 dollars.
Chaque prestation affiche ce que le client reçoit et sous quel délai. Les projets plus larges, plateformes ou logiciels métier, restent hors catalogue et se chiffrent après échange.
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Le paiement mobile comme porte d'entrée
Le studio accepte le Mobile Money, M-Pesa, Orange Money et Airtel Money, ainsi que la carte bancaire. Les prix sont libellés en dollars américains, avec une conversion indicative en francs CFA affichée à côté de chaque montant. Le studio indique n'ajouter aucune commission au prix affiché, les frais éventuels restant ceux de l'opérateur de paiement.
Ce choix vise directement une clientèle qui, en Afrique centrale et de l'Ouest, dispose plus souvent d'un compte Mobile Money que d'une carte bancaire internationale.
Des réalisations, et un prototype que personne n'a commandé
Le studio met en avant quatre travaux. Une boutique en ligne pour une enseigne kinoise de compléments alimentaires et de cosmétiques. KinAlert, une application de signalement citoyen géolocalisé pensée pour Kinshasa. Une plateforme d'édition numérique dotée d'une liseuse et de plusieurs passerelles de paiement. Enfin une plateforme de vente de services en ligne, exploitée par le studio lui-même puis arrêtée en 2026 après avoir servi 272 utilisateurs.
S'y ajoute un prototype de plateforme consulaire trilingue de 128 pages, comprenant prise de rendez-vous et guichet numérique. Ce prototype a été développé à l'initiative du studio et à ses frais. Il n'a fait l'objet d'aucune commande à ce jour et aucune institution n'en est cliente. Le studio le présente comme une démonstration de ce qu'une mission diplomatique pourrait mettre en ligne.
Le parcours du fondateur
Angello Luvungu Muhiya est né à Lubumbashi. Il a étudié les sciences informatiques à l'Université protestante au Congo, puis la communication sociale à l'Université du Québec à Trois-Rivières. Il partage son activité entre Kinshasa ,le canada et la Türkiye, et a établi le studio au Québec.
Ce qui reste à démontrer
L'offre est récente et le studio ne communique aucun nombre de clients pour ses prestations à prix fixe.
La tenue des délais annoncés, 48 heures pour un audit, 72 heures pour une page en ligne, ne pourra être appréciée qu'avec le temps et avec des retours de clients.
Enfin, la clientèle visée reste théorique tant que le studio ne publie pas de références sur ses nouvelles prestations, distinctes des travaux antérieurs mis en avant.
Source : eylabooster.com, consulté le 2 août 2026. Les éléments biographiques du fondateur ont été communiqués par l'intéressé.
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